Bilan du second test d’évaluation

Le principal obstacle que nous avons rencontré est la taille imposante du livre qui a effectivement tendance à décourager au premier abord. Les 3/4 des candidats ayant répondu à notre annonce universitaire se sont désistés en apprenant la dimension du livre, si bien que nous avons eu du mal à les recruter pour nous limiter au final à 13 lecteurs. Mais lire L’Appel de Mongo, c’est vivre une aventure intérieure qui mène dans les profondeurs de l’être à travers une absorption progressive qui ne peut être expérimentée que par le long investissement en temps de lecture qu’apportent les quatre volumes. Or les 2/3 des lecteurs du second test d’évaluation ont été aspirés dans cette aventure intérieure, montrant qu’ils se branchaient spontanément sur le courant central du livre où leur adhésion et leur enthousiasme n’ont fait que croître pour culminer sur le dernier volume. Pour eux, loin de leur paraître trop long, le livre les a transportés par son énergie pour en sortir enrichis, éclairés par une vision nouvelle sur eux-mêmes et sur le monde qui les a recentrés en leur apportant une forme de détachement et de paix intérieure.

Si le second test d’évaluation n’a pas de valeur statistique, il nous apporte cependant la preuve du haut potentiel d’adhésion du livre complet sur une majorité de lecteurs qui se sont montrés réceptifs à la révolution de conscience qu’il appelle à l’origine de notre démarche associative. Sa taille imposante, bien que rebutante pour beaucoup au premier abord, s’est révélée au final être aussi sa plus grande force, car seule l’imprégnation longue et profonde de son contenu permet de transmettre une intensité sans pareille au lecteur en le captivant tout du long, ce que ne saurait faire un livre court, avec pour effet de le marquer durablement.
On soulignera à ce titre que la plupart des jeunes adultes attirés par le test ont été des lecteurs de Harry Potter dans leur enfance, et ce qui les a motivés dans la perspective de lire L’Appel de Mongo, c’était de pouvoir renouveler la ” magie ” du livre qu’ils ont connue avec Harry Potter et qui ne peut advenir à leurs yeux qu’à travers une immersion intense dans un gros volume.

Les réponses au questionnaire proposé après la lecture du livre complet nous ont apporté les informations suivantes :

1- Quelle impression générale vous a fait le livre et qu’est-ce qui le qualifierait le mieux ?

Les lecteurs le perçoivent globalement comme un livre d’initiation ou d’éducation à travers une grande épopée, aussi bien que comme un miroir et une métaphore de notre monde contemporain où il aborde des sujets qui nous concernent tous.
Il est inspirant, captivant, instructif, éclairant, suscite la réflexion, éveille la conscience et donne de l’énergie. Il surprend constamment par un propos très riche et toujours original, par son contraste marqué entre les situations de souffrance et d’horreur et celles de bienveillance et d’humanité qui l’emportent largement, et pour être très différent d’un volume à l’autre. Il déjoue ainsi toutes les attentes, au point de ne plus rien pouvoir anticiper jusqu’à son dénouement final.
Son écriture est très maîtrisée, fluide, facile d’accès, d’une pédagogie limpide jusque dans les thèmes les plus profonds.

2- Que vous a-t-il apporté ?

Les lecteurs témoignent de leur engouement et de leur plaisir de lecture marqués par des réflexions éclairantes sur notre monde de la Communication, ainsi que sur tous les sujets englobant notre réalité humaine, le politique, l’économique, l’écologique, le spirituel, notre rapport au désir et à la mort.
Ils en ont retiré une nouvelle vision du monde, des ouvertures et des éveils de conscience approfondis sur les problèmes actuels, sur les horreurs présentes et à venir, leur donnant envie d’agir pour sortir de la fatalité du moins pire des mondes possibles dans lequel nous nous enlisons. Le livre les force à affronter toute la souffrance humaine pour remonter jusqu’à sa source où apparaît la clé pour s’en délivrer, et cette clé leur procure un sentiment de lâcher-prise et de détachement dans le dernier volume.
Ils en sortent avec une envie de positiver, de s’ouvrir aux autres, de croire qu’une humanité fraternelle est encore possible, portés par une énergie d’espoir qui surmonte la sensation de désarroi face à la confusion de notre société mondialisée de plus en plus dysfonctionnelle.

3- A-t-il éveillé votre conscience dans certains domaines ? Si oui, lesquels ?

Les grands domaines qui ressortent sont :
– L’impact des médias omniprésents qui façonnent notre conscience collective, nous conditionnent à l’individualisme, au besoin de gloire et de focaliser l’attention pour se sentir exister, nous obligeant à cultiver une image de soi attractive et parfaite. La réalité toxique et dévastatrice de la publicité de masse. La perversion de la dépendance au culte de l’audimètre.
– La compréhension du système financier et d’une création monétaire privatisée fondée sur la dette, conduisant à une perte de souveraineté toujours plus forte des peuples par un endettement sans fin irréversible.
– La recherche sur soi-même aboutissant à la sagesse de l’instant présent, à ce recentrage dans l’attention du présent qui nous fait lâcher la projection du futur alimentant la peur et la souffrance qu’on s’inflige à soi-même. La reconnaissance de la réalité de la mort qui ouvre à la reconnaissance de l’autre et de sa différence. La nécessité de s’accepter soi-même au-delà de toute image pour retrouver l’équilibre intérieur où l’on est entier et où rien ne manque. La primauté du changement intérieur individuel qui seul peut conduire à un changement positif réel de la société.

4- Maintenant que vous l’avez terminé, percevez-vous sa cohérence d’ensemble et les liens nécessaires des différentes séquences dans le développement des thèmes ?

La réponse des lecteurs est ici unanime. Alors que les quatre volumes sont très différents, ils reconnaissent qu’ils s’emboîtent logiquement, interagissent entre eux par des liens organiques nécessaires, et qu’ils vont dans le sens d’un approfondissement graduel du niveau de conscience qui permet une bonne assimilation du lecteur. Le dernier volume éclaire les précédents en révélant leur raison d’être où leurs différents aspects se rassemblent pour servir un même éveil de conscience. Leur unité profonde ressort alors de la quête centrale du remède à la souffrance de l’humanité qui aboutit à sa résolution.

Le seul point négatif signalé par 1/3 des lecteurs est leur frustration de ne pas avoir retrouvé le baron Ungern comme incarnation du mal dans le dernier volume, où son lien avec Mongo n’est pas éclairci et où on ne sait rien de l’évolution du monde souffrant sous sa coupe. (Considérant que c’était là un défaut majeur, l’auteure Sarasvati a intégré le baron Ungern avec toute sa portée dans son remaniement final du livre dont le détail peut être consulté ici).

5- Maintenant que vous l’avez terminé, percevez-vous la raison d’être de l’anonymat de l’auteure en lien avec le sacerdoce des mongonastiques ? La trouvez-vous justifiée et nécessaire ?

Tous reconnaissent la justesse et la cohérence de l’anonymat de l’auteure et de son renoncement à tout bénéfice personnel, même si certains ne les trouvent pas pour autant nécessaires. Son effacement s’accorde avec l’âme du livre et renforce l’aura de mystère de son origine. Par son anonymat, Sarasvati renvoie au Silence créateur qui établit un lien avec les mongonastiques, comme si elle faisait partie de leur communauté où la ” clé ” pour aider l’humanité ne peut se centrer sur une personne mais est l’œuvre d’une création collective désintéressée se nourrissant les uns des autres pour servir notre bien commun.

6- Considérez-vous que le livre peut avoir un impact bénéfique sur la conscience collective ?

La réponse est clairement oui. Il éveille les consciences, fait réfléchir sur le fonctionnement de notre société en incitant à évoluer. Il porte une vision d’avenir avec des solutions concrètes pour l’améliorer qui invitent à se remettre en cause et à agir. Il transmet une énergie d’espérance et de confiance nouvelle en notre humanité et en notre capacité de changer pour le meilleur, donnant envie de renouer avec l’altruisme et de se rapprocher de l’autre.
Cependant, pour que cet impact collectif puisse advenir, il faudrait que le livre soit davantage accessible au plus grand nombre, que les gens prennent plus le temps de lire en général, et qu’ils attendent autre chose d’un livre qu’une simple distraction. (Dans son remaniement final, Sarasvati a tenu compte de cet impératif en resserrant le livre de 200 pages, réduisant à l’essentiel les abstractions et les passages difficiles d’accès, ce qui dynamise le récit en le rendant encore plus attractif et facile à suivre).

7- Selon vous, est-il accessible au grand public ?

La réponse est majoritairement non, même pour ceux qui ont adoré le livre.
Si sa dimension d’aventure romanesque peut captiver le plus grand nombre, ils considèrent que les longs développements théoriques qui sortent de l’épopée auront tendance à les faire décrocher, que les scènes de violence le réservent à un public averti, ou encore qu’il est trop volumineux pour les jeunes générations qui ne lisent plus.
Quelques lecteurs le considèrent néanmoins comme accessible, voyant dans l’alternance entre l’épopée romanesque et les enseignements spirituels une stimulation positive, et pour sa limpidité pédagogique permettant de saisir des domaines complexes inhabituels.

8- Selon vous, a-t-il un potentiel de succès de librairie ?

La réponse est clairement oui. Sans être destiné au grand public, les lecteurs considèrent qu’il répond à un besoin collectif qui peut devenir contagieux. Par son traitement vivant et captivant, son contenu intense, original, éclairant, et du fait qu’il allie le genre romanesque et l’éveil à la spiritualité en les faisant fusionner, il devrait attirer tous ceux qui s’intéressent au développement personnel et aux grands défis de notre réalité contemporaine qui nous préoccupent tous.

9- Une fois publié, le conseilleriez-vous à vos proches ?

La réponse est clairement oui, avec une intensité marquée chez les plus conquis, ce qui laisse présager un fort potentiel de diffusion par un bouche à oreille conséquent.

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