négativité humaine

[négativité humaine ; culture des 4 richesses ; fin du travail ; ressources naturelles ; abondance]

Une humanité convertie à la culture des quatre richesses était appelée à se réconcilier autour de cet immense chantier collectif qui à terme lui apporterait l’enrichissement le plus fabuleux dont elle ait jamais osé rêver. La peur faisant place à la véritable sécurité de la sérénité intérieure, la maladie faisant place à une vraie santé durable, la guerre entre les sexes et dans les familles faisant place à la concorde, cette profonde résorption de la négativité humaine ne pourrait que se répercuter à plus vaste échelle en mettant également fin aux guerres entre nations. Car plutôt que de continuer à se laisser guider par la peur pour répondre aux conflits, ces nations se mettraient elles aussi à chercher la voie de l’apaisement et de la réconciliation comme le gage le plus sûr de leur enrichissement mutuel. Mais une humanité délivrée de sa négativité, c’était aussi et surtout une humanité qui heureux ensemblepouvait enfin se passer de toutes les industries prospérant sur le malheur humain. La résorption de la négativité humaine condamnait à la faillite la gigantesque industrie de la maladie en entraînant la suppression de plus d’une centaine de millions d’emplois, comme elle condamnait à la faillite la gigantesque industrie de la guerre en entraînant la suppression de plus d’une centaine de millions d’emplois, comme elle condamnait à la faillite la gigantesque industrie de la délinquance en entraînant la suppression de plus d’une centaine de millions d’emplois. La résorption de la négativité humaine, autrement dit la résorption de la misère humaine, autrement dit l’aurore de la véritable richesse du bonheur humain était bel et bien indissociable de la résorption du travail productif. Et jusqu’où s’étendait cette résorption ? Hormis la petite part positive consacrée à la production de biens utiles à la collectivité, elle portait un arrêt à la plus grande part, à l’énorme majorité du travail productif à l’œuvre dans le monde qui s’activait assidûment à sa ruine. Et à quoi aboutissait cet arrêt sinon à l’arrêt de la consommation de la plus grande part, de l’énorme majorité des réserves d’énergie et de matières premières dont disposait la planète ?

La négativité humaine alimentait une immense débauche de travail productif qui accaparait la majeure partie des précieuses ressources naturelles. Sans le soutien de la négativité humaine, c’en était fini des guerres de destruction comme du vandalisme servant à renouveler la production, c’en était fini de la fabrication d’armes comme de l’édification de casernes et de prisons, c’en était fini des systèmes de surveillance, de contrôle, d’alarme et de portes blindées pour contrer des voleurs ou des assassins qui n’existaient plus. Sans le soutien de la négativité humaine, soldats, policiers, geôliers, vigiles, surveillants, contrôleurs, juges, avocats, tous ces métiers n’avaient plus de raison d’être, de même que n’avaient plus de raison d’être toutes les activités productives périphériques qui les soutenaient ou vivaient de la reconstruction des destructions. Sans le soutien de la négativité humaine, tout cela était appelé à disparaître. Mais qui dans une société de la fin du travail aurait pu s’en plaindre ? Car tout cela dévorait une quantité colossale de ressources énergétiques et de matières premières sans nourrir aucun être humain, sans être créatif ni apporter quoi que ce soit de positif à l’humanité, si bien qu’en mettant fin à tout cela, c’était d’abord cette quantité colossale de précieuses ressources limitées qui était épargnée.

Et voilà comment le rêve glorieux d’abondance pour tous les humains qu’avait laissé miroiter la société de la croissance avant d’y renoncer en raison du mouvement de pénurie irréversible qu’elle avait enclenché, voilà comment ce rêve d’abondance universelle redevenait une réalité tout à fait accessible dans la société de la fin du travail. Dès lors que plus personne ne contestait que le développement acharné du travail productif était non seulement impuissant à rapprocher de l’abondance mais aboutissait au résultat inverse, ce constat imposait toutensemble1 naturellement de s’engager dans l’autre sens pour retrouver le chemin de la véritable abondance. Conditionnée par l’essor du travail non-productif qui mettait fin aux vains gaspillages en mettant fin à la négativité humaine, la fin du travail productif mettait fin à la pénurie des ressources naturelles en les rendant à nouveau largement disponibles pour toute l’humanité tant la quantité épargnée était considérable. Seule la société de la fin du travail était réellement capable d’apporter l’abondance matérielle à tous les humains en commençant par les milliards de misérables qui peuplaient la terre, parce que le travail productif véritablement utile restant à mettre en œuvre à cette fin ne représenterait au final que quelques petites heures par semaine, soit une activité productive globale si faible qu’elle ne menacerait plus en rien d’épuiser les précieuses ressources que prodiguait la planète.

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