misère (4)

4/[misère ; fin du travail]

Alors, par un étonnant retournement de perspective, loin de convier l’humanité à une vie d’oisiveté et d’indolence, c’était tout le contraire que lui proposait la société de la fin du travail. S’adressant tout particulièrement aux peuples surabondants qui continuaient de chercher leur bien-être dans l’accumulation sans fin de richesse matérielle, elle les invitait à cesser de travailler à l’acquisition d’une richesse qu’ils détenaient déjà à profusion pour se mettre à travailler là où ils étaient vraiment misérables, là où ils souffraient négativité humained’un vrai manque, d’une vraie carence. La société de la fin du travail montrait du doigt l’immense misère des conflits, des frustrations, des maladies, des peurs et des dépressions qui sévissait au cœur même de ces peuples pourtant tellement riches en terme d’abondance matérielle, parce que c’est à cette immense misère-là qu’elle proposait de s’attaquer en ouvrant un immense chantier où toute l’humanité était conviée à se mettre au travail, et un immense chantier qui visait rien de moins que l’éradication de la négativité humaine.

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5/[misère ; croissance productive ; croquants]

6/[misère ; économie de l’attention]


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