maladie (3)

3/[maladie ; délinquance ; culture des 4 richesses]

Mais travailler directement à l’accession des richesses supérieures, un tel travail était-il seulement possible ? Le chemin qui menait vers elles paraissait si nébuleux, marécageux, le gain des plus hypothétiques. Et puis les trois richesses supérieures ne relevaient-elles pas simplement d’un don du ciel ou de la nature qui était octroyé à certains et refusé à d’autres ? Combien héritaient de la maladie dès la naissance quand d’autres bénéficiaient d’une santé à toute épreuve ? Il y avait des caractères heureux qui attiraient les sympathies et d’autres irascibles qui faisaient fuir toute relation, des gens naturellement paisibles et d’autres tourmentés depuis toujours. Pouvait-on y changer quoi que ce soit ?

La réponse se trouvait du côté des quelques rares individus qui étaient parvenus à conquérir l’une ou l’autre des richesses supérieures alors qu’au départ ils en étaient particulièrement dépourvus. De violents asociaux incapables de contacts humains autre que haineux avaient fini par connaître l’harmonie dans leurs relations, de grands malades considérés comme incurables par se guérir complètement, d’irréductibles angoissés par santéatteindre la paix la plus profonde. Comment avaient-ils procédé ? Avaient-ils bénéficié d’une faveur divine ou était-ce l’aboutissement de leurs propres efforts ? S’agissait-il de cas exceptionnels ou la richesse supérieure qu’ils avaient su conquérir était-elle accessible à tous ? De la même façon que certains naissaient dans la soie et d’autres dans le caniveau mais qui à force de travail et de détermination prouvaient qu’il était possible de sortir de leur condition, ces infortunés des richesses supérieures témoignaient que c’est au prix d’un long et courageux travail sur soi qu’ils étaient parvenus à les conquérir. Bien que la plupart d’entre eux reconnaissaient avoir été aidés, guidés, éclairés dans leur périple, les richesses supérieures qu’ils avaient su récolter n’étaient dues ni au hasard, ni à la chance ou à des dons particuliers, mais essentiellement à leurs efforts persévérants qui avaient fini par porter leurs fruits. Quiconque était prêt à fournir les mêmes efforts était assuré de récolter les mêmes fruits, et toute l’ambition de la culture des quatre richesses se résumait à porter cette simple vérité à la connaissance de l’humanité. À lui faire entendre que de la même façon qu’il existait un chemin sûr et fiable qui menait à la richesse matérielle pour autant que l’on se mettait sérieusement au travail, il existait des chemins tout aussi sûrs et fiables qui menaient immanquablement aux trois richesses supérieures pour autant que l’on se mettait sérieusement au travail.

sagesL’humanité était loin d’être démunie face à ces nouveaux chemins. Elle disposait d’un héritage non négligeable de grands sages émanant de toutes cultures et de tous horizons, aussi bien que d’authentiques thérapeutes du corps, de l’esprit, ou du domaine relationnel. Ces thérapeutes appartenaient à des courants novateurs qui proposaient un travail approprié où chacun était appelé à prendre lui-même en charge sa guérison plutôt que de consommer passivement des pilules, des courants dont l’efficacité était largement attestée mais qui en raison de la concurrence menaçante qu’ils représentaient étaient systématiquement dénigrés par la toute-puissante industrie de la maladie.

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4/[maladie ; délinquance ; guerre ; négativité humaine, culture des 4 richesses]

5/[maladie ; hypocondrie de l’élite ; charge coupable ; (blanchiment de) mauvaise conscience]

6/[maladie ; élite ; manque ; déséquilibre ; sobriété, culture des 4 richesses]


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