A propos de l’auteur(e)

 

« S’il m’est impossible de nier que ce livre est bien venu au monde à travers moi, ce serait une imposture de m’en attribuer la paternité. Son véritable auteur est inconnu et il le restera. » C. S.

homme contemplant la mer

créateur, art

Cette déclaration inscrite en tête de L’Appel de Mongo précise pourquoi il est proposé sans nom d’auteur affiché. Il ne s’agit pas ici de satisfaire un désir d’anonymat mais seulement de demeurer en retrait, à la juste place qui convient en conformité avec la vision de l’art que le livre défend :

« … Aucun créateur n’a le pouvoir d’insuffler la vie à sa création, et si ces œuvres sont réellement vivantes c’est parce qu’elles sont nées de la Source : elles doivent leur vie à la Source qui est à jamais la seule et unique dispensatrice de vie… Pour avoir pris naissance dans la Source elles restent tout imprégnées de leur origine qu’elles regardent continuellement, et en la regardant elles la montrent continuellement, et en la montrant elles sont des lumières qui rayonnent de la Source, elles sont des grâces qui célèbrent les merveilles inépuisables de la Source tout autant qu’elles sont un chemin, un canal ouvert qui reconduit à la Source… »

« … Un créateur authentique fait la volonté de la Source pas la sienne. Il obéit à la vision intérieure que lui commande la Source, quelle que soit la nature de cette vision et sans aucune préoccupation mondaine à l’égard de son résultat. La puissance de son geste créateur réside alors dans sa gratuité, dans son désintéressement, qui fait que l’œuvre qui se forge entre ses mains n’est pas déformée par un désir de plaire et d’en obtenir des louanges, pas plus qu’elle n’est contaminée par la crainte du rejet et de l’incompréhension. Son émancipation et son détachement envers l’œuvre proviennent de ce qu’il a abandonné tout profit à la Source dont il reconnaît qu’elle en est le véritable auteur, son unique obsession étant de ne pas trahir le commandement intérieur du maître bien-aimé de sa création, de lui demeurer aussi fidèle que possible… Il a ainsi conscience que toute la fausseté et l’imperfection qui entachent l’œuvre relèvent de lui-même, de la souillure de son propre faire, tandis que la beauté, la vérité et la perfection qui en émanent ne lui appartiennent pas, elles ne viennent pas de lui mais au contraire de ce qu’il n’est pas intervenu, de ce qu’il n’a rien fait de lui-même précisément, elles viennent de ce qu’il ne s’est pas interposé à la volonté de la Source, qu’il s’est laissé faire en la laissant faire comme elle voulait à travers lui… Et c’est bien là tout le paradoxe : un créateur authentique ne fait rien de lui-même, il ne crée rien de lui-même. Il se contente juste d’être l’axe ouvert autour duquel la manifestation se focalise et collabore pour faire advenir une création nouvelle à travers lui. Il se contente d’être un canal ouvert relié à la Source qui à travers lui veut se révéler et s’engendrer dans le monde en prenant forme dans le corps vivant d’une œuvre manifestée. »

À la manière des artistes mongonastiques dont les œuvres sont anonymes, la créatrice de L’Appel de Mongo s’inscrit dans cette lignée où elle reconnaît elle-même qu’elle n’en est pas la véritable auteure. Ce retrait de la personnalité s’accorde par ailleurs avec les valeurs du nouveau paradigme qui émerge au sein de nos sociétés où foisonne une créativité collective ne demandant qu’à contribuer à l’enrichissement humain et spirituel de chacun et de tous.

Nous ne saurons donc rien de la personnalité de l’auteure de L’Appel de Mongo, pas même si c’est une femme ou un homme. Notre collectif a fait le choix de s’exprimer à son propos dans une grammaire au féminin par facétie, mais aussi pour marquer le basculement de la polarité phallocratique du vieux paradigme qui structure notre société industrielle vers la prééminence de la polarité féminine propre au nouveau paradigme.

Les seules informations capitales à connaître sont que l’auteure est indépendante de la création de notre collectif, qu’elle n’en fait pas partie, résidant désormais loin de la France, et qu’elle a fait le vœu de ne tirer aucun profit de l’oeuvre qui est venue au monde à travers elle, ni en terme de notoriété ni en terme de gain matériel. C’est pourquoi elle nous a confié le soin de nous charger de son édition et de sa promotion en reversant l’intégralité de ses droits d’auteur à notre collectif, à la condition expresse que tous les bénéfices que nous en tirerons seront exclusivement dédiés à l’essor du Nouveau Paradigme.

 


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