Dette (4)

4/[dette ; banquiers ; pouvoir suprême ; création monétaire ; intérêt privé ; économie financière]

Le piège tendu à l’humanité par la corporation des banquiers avait été mis en place dans le grand secret dès les commencements. Ils avaient toujours su que le pouvoir suprême résidait dans le pouvoir de création monétaire, et en se l’appropriant si discrètement comme ils étaient parvenus à le faire sans que personne n’en réalise les conséquences, ils n’avaient plus eu alors qu’à patienter, assurés qu’ils étaient de leur succès, tout n’étant plus qu’une affaire de temps avant qu’ils ne finissent par avoir le monde entier à leurs bottes. Et ce temps était venu. Du plus insignifiant de leurs débiteurs jusqu’aux nations les plus puissantes, tous se pliaient à présent à leurs ordres. Ils s’y pliaient contraints et forcés par le simple fait que le robinet du crédit était entre les mains des seuls banquiers, qu’il ne dépendait que d’eux et d’eux seuls de l’ouvrir ou de le fermer selon leur bon plaisir. En ouvrant la vanne du crédit, ils créaient plus de monnaie, augmentait la masse monétaire, ce qui soutenait, consolidait directement l’activité économique, tandis qu’en fermant la vanne du crédit, il détruisait de la monnaie, réduisait la masse monétaire, ce qui ralentissait, fragilisait directement l’activité économique. Et ce pouvoir de favoriser ou de geler toute activité économique dans le monde, autrement dit d’autoriser ou d’empêcher la création de richesses réelles sous forme de nouveaux biens et services réels, ce pouvoir insensé, exorbitant se trouvait entièrement entre leurs mains, puisqu’aucune autorité publique n’avait les moyens de les contraindre à orienter leurs choix dans le sens de l’intérêt général. Or le choix des banquiers se faisait toujours à l’encontre du bien commun, ce qui était parfaitement compréhensible puisqu’ils n’opéraient que pour leur propre compte, n’étant pas tenus de répondre aux attentes de la collectivité pour ne pas avoir été élus par elle.

un gros riche assis sur une balance qui pèse plus qu'une foule de pauvres

déséquilibre riches-pauvres

On touchait là le cœur du mal, de la perversion initiale qui ouvrait la voie à toutes les horreurs : le pouvoir suprême, celui qui avait pris les commandes du monde n’obéissait à d’autre loi que la loi de l’intérêt particulier. Les banquiers, avec derrière eux tous les riches détenteurs de capitaux, ne prenaient leurs décisions qu’au regard de leur intérêt personnel, cela alors même qu’ils étaient assis sur le trône suprême où leur moindre mouvement d’humeur affectait désormais l’humanité entière. Lorsqu’ils ouvraient ou fermaient la vanne du crédit, ils n’agissaient pas dans le cadre d’un contexte global visant à réguler, corriger, réparer les déviances de l’appareil économique afin de le ramener à l’équilibre dans une recherche de stabilité pour le bien de tous. Non, ils le faisaient uniquement dans l’intention d’y trouver leur propre bénéfice.

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5/[dette ; création monétaire ; empire financier]

6/[dette ; intérêts composés ; masse monétaire ; économie financière]

7/[dette ; instrument monétaire ; monnaie de substitution ; empire financier ; tyrannie ; faillite]

8/[dette ; société des 4 richesses ; religion de la croissance ; décroissance]


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