culture des 4 richesses (2)

2/[culture des 4 richesses ; fin du travail ; qualité d’existence ; criminalité]

À mesure que la culture des quatre richesses gagnerait les consciences, la réponse structurelle se déploierait d’elle-même dans les mêmes proportions. Nul besoin de contraindre les humains à se serrer la ceinture ni même à faire preuve de plus de solidarité. Dès lors qu’ils réaliseraient que la richesse matérielle ne comblait jamais que le premier niveau de qualité d’existence, ils ne seraient plus motivés pour l’amasser au-delà du bien-être de base qu’elle était capable de leur apporter, ce qui les conduirait naturellement sur la pente de la sobriété matérielle sans qu’ils aient l’impression de se priver de quoi que ce soit. Mais surtout, ils ne verraient plus d’intérêt à travailler plus que nécessaire à l’obtention de la plus basse richesse quand les attendaient maintenant des richesses supérieures qui exigeaient de pouvoir y consacrer du temps et de l’énergie pour les acquérir. Aussi tous ne demanderaient bientôt plus qu’à réduire leur temps de travail productif, enclenchant un mouvement de solidarité involontaire où le travail productif procurant un gain matériel serait d’autant mieux partagé collectivement que la charge de temps individuelle lui étant dédiée se réduirait.

schéma trois sphères

cercle vertueux

La société des quatre richesses réussissait ainsi à mettre en place naturellement et sans effort ce qui auparavant était impossible parce que jonché d’insolubles contradictions. Et autant la société de la croissance était prisonnière d’un cercle vicieux autodestructeur, autant la nouvelle société entrait dans un cercle vertueux autocréateur. En mettant en avant la nécessité de se nourrir sainement pour échapper à la maladie, elle condamnait irrévocablement l’industrie agricole et alimentaire pourvoyeuse d’une quantité astronomique de poisons. Car si on se portait mieux en cessant de se nourrir à leur source empoisonnée, on ne faisait pas que cela, on leur ôtait également les moyens de répandre leurs poisons dans la terre, l’eau et l’air que les humains respiraient, ce qui en retour contribuait automatiquement à alléger le poids des maladies environnementales qui en résultaient. De la même façon, alors que la société de la croissance était un formidable terreau pour la criminalité, ce terreau était voué à s’assécher dans la société des quatre richesses. En effet, le crime prospérait toujours là où la richesse matérielle prévalait sur toute autre richesse, puisque c’était la seule forme de richesse dont il pouvait s’emparer. Les richesses supérieures étant elles de nature immatérielle, les moyens frauduleux étaient inopérants pour se les approprier, puisque ce n’est qu’en travaillant sur soi que l’on pouvait les obtenir. Or que désiraient les criminels ? S’enrichir bien évidemment. Et à partir du moment où ils intégreraient eux aussi la conscience des quatre richesses, qu’ils se mettraient eux aussi à convoiter les richesses supérieures, il ne leur resterait plus qu’à s’engager sur le chemin de leur conquête en laissant derrière eux leur activité criminelle. Ils finiraient par la délaisser parce que l’accession aux richesses supérieures était incompatible avec l’appropriation de la richesse matérielle par le vol, l’exploitation d’autrui ou toute autre voie crapuleuse, si bien que même les dispositions criminelles employées à l’enrichissement matériel étaient condamnées à disparaître à mesure que les humains grandiraient dans les richesses supérieures.

© Tous droits réservés

3/[culture des 4 richesses ; religion de la croissance ; ressources naturelles ; abondance]


    Laisser un commentaire